File de berlines noires VTC en attente devant un terminal d'aéroport au petit matin

Combien de sociétés VTC en France ? Chiffres 2026

71 500 sociétés VTC en France au 1er janvier 2025 : le chiffre officiel, ce qu'il cache, et la vraie frontière entre chauffeur solo et flotte structurée.

Au 1er janvier 2025, 71 500 sociétés VTC étaient inscrites au registre national des exploitants (REVTC), soit 20 % de plus qu'un an plus tôt. Ce chiffre vient du rapport 2026 de l'Observatoire national des transports publics particuliers de personnes. Il est exact, et il est trompeur : l'immense majorité de ces sociétés est un homme et une voiture. Le nombre de VTC en France dépend de ce que l'on compte : 71 500 sociétés, 125 000 cartes professionnelles, 71 000 chauffeurs actifs sur les plateformes.

À retenir. 71 500 sociétés VTC enregistrées en France au 1er janvier 2025, contre 38 400 en 2019. Le registre ne purge pas les entreprises qui cessent leur activité, donc le nombre réel d'exploitants actifs est plus bas. Les structures qui gèrent véritablement une flotte, avec plusieurs conducteurs et des comptes clients, se comptent en centaines, pas en dizaines de milliers.

71 500 sociétés VTC inscrites au registre national

Une société VTC est une entreprise inscrite au registre des exploitants de voitures de transport avec chauffeur (REVTC), piloté par la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités. Ce registre recense l'exploitant, ses véhicules et ses conducteurs. Sans cette inscription, aucune course ne peut être exécutée légalement.

Le service des données et études statistiques (SDES) publie chaque année le décompte. Au 1er janvier 2025, il recense 71 500 entreprises exploitantes de VTC, en hausse de 20 % sur un an et de 28 % sur deux ans. La croissance ne ralentit pas : le nombre de sociétés VTC a presque doublé depuis 2019.

Au 1er janvier Sociétés VTC inscrites au REVTC Évolution sur un an
201938 400
202049 600+ 29 %
202152 400+ 6 %
202254 200+ 3 %
202355 900+ 3 %
202459 500+ 6 %
202571 500+ 20 %

Source : fichier de données du rapport 2026 de l'Observatoire national des T3P (REVTC, calculs SDES). Champ : France hors Mayotte. Le corps du rapport arrondit ce dernier chiffre à 71 000.

Pourquoi ce chiffre est surestimé

Le SDES pose lui-même la limite. Une entreprise doit accomplir des démarches pour s'inscrire au REVTC, mais elle n'est pas tenue de déclarer sa cessation d'activité. Un exploitant qui arrête au bout de six mois reste donc compté pendant des années.

L'écart avec la réalité du terrain se lit dans un autre chiffre du même rapport : 71 000 chauffeurs seulement ont été actifs sur les plateformes en 2024, avec une définition très basse de l'activité (au moins 100 courses et 20 jours travaillés dans l'année). Vous trouverez le détail des démarches dans notre guide pour s'inscrire au registre des VTC.

Nombre de VTC en France : sociétés, chauffeurs, véhicules, trois chiffres différents

La confusion est permanente dans la presse : on additionne des sociétés, des cartes professionnelles et des conducteurs actifs comme s'il s'agissait de la même chose. Ce sont trois compteurs distincts, avec trois sources distinctes.

Ce qu'on compte Chiffre Date Source
Sociétés VTC inscrites au REVTC71 5001er janvier 2025REVTC / SDES
Chauffeurs VTC avec carte professionnelle active125 0001er janvier 2025IN Groupe
Chauffeurs VTC réellement actifs sur les plateformes71 000année 2024plateformes VTC
Taxis (autorisations de stationnement)62 8002024préfectures

Champ : France hors Mayotte, sauf les chauffeurs actifs sur les plateformes (France hors DROM).

Une carte professionnelle en poche ne fait pas un chauffeur en activité. Sur 125 000 titulaires d'une carte VTC valide, un peu plus de la moitié tourne réellement via les plateformes. Le nombre de conducteurs actifs oscille d'ailleurs fortement dans l'année : 48 400 en janvier 2024, 58 000 en décembre.

La géographie, elle, ne bouge pas. 76 % des chauffeurs VTC actifs en 2024 ont reçu leur carte professionnelle en Île-de-France. Côté taxis, la région concentre 22 400 des 62 800 autorisations de stationnement, soit 36 %. Le marché VTC français reste un marché de métropoles, et d'abord un marché parisien.

Solo, petite flotte, grosse flotte : où passe la frontière ?

C'est la question que les statistiques officielles évitent. Le dernier découpage publié par l'Observatoire remonte au rapport 2017-2018 : à fin 2018, 73,8 % des exploitants VTC ne déclaraient qu'un seul véhicule, pour une moyenne nationale de 1,4 véhicule par exploitant. La proportion de mono-véhicules reculait déjà (78,3 % un an plus tôt).

Le même rapport donnait un indice utile sur le cycle de vie de ces sociétés VTC : 81 % des exploitants inscrits dans l'année démarraient avec une seule voiture, mais 32 % de ceux ayant plus d'un an d'ancienneté déclaraient déjà plusieurs véhicules. Autrement dit, on démarre presque toujours seul, et une minorité passe le cap de la flotte.

Quatre profils, quatre métiers

Profil Véhicules Qui conduit Ce qui pilote l'activité
Chauffeur solo1l'exploitant lui-mêmeles plateformes, le carnet personnel
Micro-flotte2 à 4le patron roule encore, plus 1 à 3 conducteursle téléphone, un tableur, un groupe WhatsApp
Flotte structurée5 à 20l'exploitant ne roule plusdes comptes clients B2B, un planning, de la sous-traitance
Grande flotteplus de 20dispatch dédié, chauffeurs salariés ou partenairescontrats hôteliers et agences, facturation mensuelle, intégrations

Ce tableau est une typologie de terrain, pas une statistique officielle. Il tient en une phrase : la vraie rupture n'est pas au deuxième véhicule, elle est au moment où l'exploitant arrête de conduire. Tant qu'il roule, il vend ses heures. Dès qu'il descend de voiture, il vend une capacité, et il doit la remplir.

Combien de grandes flottes en France ?

Personne ne publie le nombre de sociétés VTC de plus de vingt véhicules. On peut en approcher l'ordre de grandeur par les effectifs salariés déclarés dans la base Sirene, sur le code NAF 4932Z qui regroupe taxis et VTC.

Tranche d'effectif salarié Entreprises actives en 4932Z
1 à 2 salariés6 836
3 à 5 salariés1 425
6 à 9 salariés598
10 à 19 salariés330
20 à 49 salariés110
50 salariés et plus32

Relevé du 3 septembre 2026 via l'API Recherche d'entreprises (base Sirene). Les entreprises sans salarié ne sont pas comptées ici, et le code 4932Z mélange taxis et VTC.

Sur l'ensemble du transport particulier de personnes, 9 331 entreprises seulement déclarent au moins un salarié, et 142 en déclarent vingt ou plus. Un salarié n'est pas un véhicule : une flotte peut rouler avec des chauffeurs partenaires indépendants. Mais rapporté aux 71 500 sociétés VTC du registre, l'ordre de grandeur reste net. Les employeurs structurés représentent quelques pourcents du secteur, et les entreprises à vingt salariés ou plus sont environ 140. Pour travailler ainsi avec Uber ou Bolt, il faut ouvrir un compte flotte VTC au nom de la société.

Ce qui sépare vraiment un solo d'une flotte de 20 véhicules

Un chauffeur solo pilote un agenda. Sa contrainte est son temps de conduite, sa variable d'ajustement est le nombre d'heures qu'il accepte de faire. Son outil de gestion tient dans l'application de la plateforme et un relevé mensuel.

Un exploitant de vingt véhicules pilote un taux de remplissage. Sa contrainte est la coïncidence entre des courses réservées et des conducteurs disponibles, sur des amplitudes qui commencent à 4 h du matin pour les transferts aéroport. Une berline immobilisée coûte son loyer et son assurance qu'elle roule ou non, et 77 % des véhicules VTC appartiennent à leur exploitant, le reste étant en location longue durée ou en crédit-bail. C'est aussi à cette taille que le prix d'une assurance flotte VTC devient un poste à négocier.

Entre les deux, un troisième métier apparaît : celui de donneur d'ordre. À partir de cinq véhicules, on refuse des courses aux heures de pointe et on en cherche aux heures creuses. La réponse classique consiste à sous-traiter des courses entre sociétés VTC, dans les deux sens, avec les questions qui vont avec : quelle rétrocession, qui facture le client final, qui répond en cas d'incident.

La loi du 25 juin 2026 a interdit le rattachement

Une partie des sociétés VTC inscrites au REVTC ne transportait personne. Leur activité consistait à louer leur inscription à des conducteurs non inscrits, sous le nom de sociétés de rattachement. Le chauffeur roulait sous le numéro d'un autre, contre une commission. Les options légales qui restent sont comparées dans rattachement VTC et nouvelle loi 2026.

La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales a fermé cette porte. Depuis le 27 juin 2026, un exploitant ne peut plus mettre son inscription au registre à la disposition d'un tiers, à titre gratuit ou onéreux. La radiation du registre est automatique. L'autorité administrative peut en outre interdire toute réinscription pendant trois ans au maximum.

L'effet statistique se lira dans les prochains rapports de l'Observatoire. La conséquence pratique, elle, est déjà posée : une société VTC qui fait rouler des conducteurs doit les déclarer comme ses conducteurs, ou travailler avec des entreprises elles-mêmes inscrites au registre. L'obligation faite aux plateformes de vérifier cette inscription entrera en vigueur plus tard, à une date fixée par décret en Conseil d'État. Les autres évolutions du calendrier réglementaire sont détaillées dans notre point sur ce qui change pour les VTC en 2026.

Un exploitant devant son planning de courses pendant qu'un chauffeur indépendant récupère ses clés

Si vous gérez une flotte de 10 à 50 véhicules

Vous appartenez alors à une minorité chiffrable du secteur : quelques centaines d'entreprises en France. Vos problèmes n'ont rien à voir avec ceux des 71 500 lignes du registre. Vous gérez des comptes clients, des chauffeurs partenaires, de la sous-traitance entrante et sortante, et une facturation mensuelle multi-tarifs.

C'est le périmètre couvert par le logiciel de gestion de flotte VTC de Droovi : affectation des courses, application chauffeur, suivi des vols pour les transferts aéroport, calcul automatique des rétrocessions aux sous-traitants et facturation. Les tarifs vont de 99 € par mois pour une flotte moyenne jusqu'à 20 utilisateurs, à 199 € par mois jusqu'à 50 utilisateurs. La présentation complète est sur la page du logiciel VTC de Droovi. Si vous comparez plusieurs outils, voici comment choisir son logiciel de dispatch VTC.

Questions fréquentes

Combien de sociétés VTC y a-t-il en France en 2026 ?

Le dernier décompte officiel porte sur le 1er janvier 2025 : 71 500 entreprises exploitantes inscrites au REVTC, publiées dans le rapport 2026 de l'Observatoire national des T3P. Le chiffre au 1er janvier 2026 sera publié dans le rapport 2027.

Combien de chauffeurs VTC en France ?

125 000 conducteurs disposaient d'une carte professionnelle VTC active au 1er janvier 2025, en hausse de 13 % sur un an. Parmi eux, environ 71 000 ont été réellement actifs sur les plateformes en 2024.

Combien de véhicules par société VTC en moyenne ?

Le dernier chiffre officiel publié est de 1,4 véhicule par exploitant, mesuré fin 2018. À la même date, 73,8 % des exploitants n'en déclaraient qu'un seul.

À partir de combien de véhicules parle-t-on d'une flotte ?

Aucune définition réglementaire n'existe. Dans la pratique, le seuil se situe là où l'exploitant cesse de conduire pour organiser le travail des autres, souvent entre le troisième et le cinquième véhicule.

Le nombre de sociétés VTC continue-t-il d'augmenter ?

Oui, et le rythme s'est accéléré : + 20 % entre janvier 2024 et janvier 2025, après quatre années à + 3 % ou + 6 %. En 2025, 38 500 cartes professionnelles ont été délivrées hors renouvellement, dont 75 % à des conducteurs VTC. Démarches et coût sont dans obtenir la carte VTC en 2026.

Où sont concentrées les sociétés VTC françaises ?

En Île-de-France, où 76 % des chauffeurs VTC actifs en 2024 ont obtenu leur carte professionnelle. Le reste se répartit sur les grandes métropoles et les zones touristiques, notamment la Côte d'Azur, Lyon et Marseille.

Sources

  1. Les taxis et VTC, rapport 2026 de l'Observatoire national des transports publics particuliers de personnes, SDES, ministère de la Transition écologique.
  2. Les taxis et VTC en 2017-2018, Datalab 63, SDES (répartition des exploitants par nombre de véhicules).
  3. Loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, Légifrance.
  4. Annuaire des entreprises et API Recherche d'entreprises (base Sirene), pour la répartition par tranche d'effectif salarié du code NAF 4932Z, relevé du 3 septembre 2026.